HISTOIRE Extraordinaire de la SOIE

2640 ans av. JC, découverte de la Soie, par hasard, par une princesse chinoise.

Selon la légende, la Princesse XiLingJi, épouse du 3ème Empereur HuangDi, buvait une tasse de thé à l’ombre d’un mûrier quand un cocon blanc tomba dans sa tasse. Elle essaya de l’attraper et tira sur un long fil de Soie fin et résistant. Enchantée de la beauté, la délicatesse et la solidité de ce fil, la princesse collecta, avec ses suivantes, des milliers de cocons, les fila et tissa une robe pour son époux l’Empereur. 

Pendant plus de 4000 ans, la Soie fut considérée comme le produit de luxe et de raffinement exclusivement  réservé au «Fils du Ciel». Son secret de fabrication fut jalousement gardé par les Chinois. La divulgation de ce secret était puni de mort.

Au IIème siècle, ouverture de la Route de la Soie.

Avec le développement des techniques de production, la Soie fut alors considérée comme une valeur marchande à très fort potentiel et contribua au développement des échanges commerciaux entre l’Orient et l’Occident.

Au VIème siècle, 2 moines, commandités par Venise, ramenèrent, en fraude, à Constantinople à l'Empereur Justinien de Bysance, des graines de mûrier et des œufs de ver à soie cachés dans leurs cannes de bambou.

Au XVème siècle, la France et l’Italie furent les leaders des fabricants européens de soie.

En France :

Louis XI, pour éviter la fuite des capitaux, créa l’Industrie Nationale de la Soie installée à Tours.

François 1er donna à Lyon le monopole des importations et de la fabrication de la Soie.

Henri IV, sur les conseils d’Olivier de Serres, agronome réputé, décida la plantation de mûriers et l’élevage de vers à soie dans la vallée du Rhône.

Aujourd’hui, malgré cette volonté de développer la culture de la Soie en Occident, la soie est à la Chine ce que le vin ou le fromage sont à la France !